Le discours de la séquence de peintures de Mayte Guzmán est en rapport avec une exploration soutenue de la beauté structurelle pure et avec un culte pour la construction de tableaux qui apparaissent comme des modèles visuels, comme des diagrammes. Le sens de matière dynamique qui produisent les images sont basés sur une utilisation ouverte et critique par l'artiste des codes visuels monochromes ; le travail de Mayte Guzmán coïncide dans ce sens avec plusieurs des mouvements de l’avant-garde. Le résultat de cette exploration dans la structure et le culte de la figure est liée avec l'organisation de surfaces apparemment continues, où des trais plus ou moins linéaires activent des paysages et des variantes picturales qui rompent avec le champ de couleur et introduisent des gradients qui animent les plans de la composition.
 
Mayte Guzmán du 1er au 26 juin 2010
 
Vu d’un autre angle, nous pouvons affirmer que chaque pièce est composée de différentes couches ou phases visuelles. Mayte Guzmán développe des formes d'une manière qui prend presque le rôle d'un fond uniforme, et travaille ensuite avec ce plan de séquences aléatoires, de réseaux ou de modèles qui coexistent avec des traces laissées auparavant. A partir de ce processus dynamique, l’artiste veut mettre en évidence la valeur de la reconstruction à partir des empreintes passées, la richesse, et l’apprentissage qui résulte des blessures.
En fin de compte, l’effet de cette distribution de moments est une perception très différente de celle produite par des images planifiées. En fait, l'expérience optique laissée par les tableaux de Mayte Guzmán est une sorte de cérémonie picturale dynamique, où des formes définies peuvent coexister avec l’indétermination énergétique d’une couleur libérée.
Chaque tableau est alors un statement modèle-abstraction qui pourrait, si on le voulait, métaphoriser des aspects mentales, politiques, art sociales ou autoréférentiels à l’art même.