Vu d’un autre angle, nous pouvons affirmer que chaque pièce est composée de différentes couches ou phases visuelles. Mayte Guzmán développe des formes d'une manière qui prend presque le rôle d'un fond uniforme, et travaille ensuite avec ce plan de séquences aléatoires, de réseaux ou de modèles qui coexistent avec des traces laissées auparavant. A partir de ce processus dynamique, l’artiste veut mettre en évidence la valeur de la reconstruction à partir des empreintes passées, la richesse, et l’apprentissage qui résulte des blessures.
En fin de compte, l’effet de cette distribution de moments est une perception très différente de celle produite par des images planifiées. En fait, l'expérience optique laissée par les tableaux de Mayte Guzmán est une sorte de cérémonie picturale dynamique, où des formes définies peuvent coexister avec l’indétermination énergétique d’une couleur libérée.
Chaque tableau est alors un statement modèle-abstraction qui pourrait, si on le voulait, métaphoriser des aspects mentales, politiques, art sociales ou autoréférentiels à l’art même.